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NUMERO 2 |
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3. Perturbations des obèses : clinique - Hypoxémie isolée : corrigée par hyperventilation, position assise, apport d’O² - Synd. Obésité-hypoventilation (10%) : hypercapnie . travail respiratoire très ↑ . appareillage respiratoire + O² à domicile - Synd. d’apnée du sommeil (SAS) . obstruction des voies aériennes supérieures + part centrale . sévérité : nbre d’apnée, longueur, désaturation, complic. cardio (tb du rythme, HTA, insuff.cardiaque) . aggravé par la fatigue, les sédatifs (anesthésie), alcool . amélioré par perte de poids et appareillage nocturne - Baisse supplémentaire de la CRF : en position allongée (ascension du diaphragme), dès l’induction (-50% en 5 min sous AG)
4. Réduction de la CRF avant induction : conséquence pratique Diminution du volume alvéolaire disponible lors d’une apnée (= femme enceinte) . réserve en O² réduite à l’induction . CRF réduite et conso d’O²↑ Þ désaturation plus rapide si ventilation ou intubation difficile (= apnée prolongée) Þ pré-oxygénation +++
5. Quelle induction chez l’obèse ? a. Anesthésie par inhalation : réalisation difficile - si obstruction des voies aériennes sup. dès perte de conscience, approfondissement impossible - en cas d’anesthésie trop légère, réaction à l’intubation (toux, spasme), et risque hypoxique +++ b. Induction séquence rapide - évite pb de ventilation manuelle difficile ou impossible (perte de temps Þ ↓satO² pendant l’induction) - laryngoscopie tentée avant désaturation - réversibilité rapide si échec intubation/ventilation mais désaturation plus rapide que reprise VS - inconvénients : célocurine®, doses hypnotiques +++ (poids réel) c. Induction classique - vérifier ventilation avant curares - doses adaptées (poids réel) pour éviter anesthésie trop légère
6. Liquide gastrique et risque d’inhalation - Notion « classique » : vidange gastrique ralentie (poids abdomen), patients considérés comme estomac plein - Etudes récentes : vidange gastrique identique (obèse et non obèse) liquide gastrique résiduel à jeün : vol. identique à sujet mince mais plus acide) - Prémédication par Tagamet® effervescent : ↓ acidité - Ventilation au masque possible mais attention : fréquence de reflux gastro-oesophagien ↑ chez l’obèse reflux déclenché par insufflation gastrique si ventilation difficile
7. Ventilation au masque difficile : signes prédictifs - Age > 55 ans - IMC > 26 kg/m² - Edentation - Ronflements - Barbe
8. Ventilation au masque difficile et obésité : - masque inadapté : fuites - obstruction des voies aériennes sup. (grosse langue, hypotonie + fermeture du larynx, chute épiglotte) - difficulté à soulever le thorax ( graisse thorax et abdo) - augmentation résistance à l’insufflation manuelle Þ conséquences : . inefficacité = désaturation avant/ pendant intubation . insufflation gastrique : régurgitation, inhalation . fuites : sécheresse conjonctives
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9. Ventilation au masque difficile : solution 1 : - intubation au fibro : - vigile, sans anesthésie - avantage : pas d’apnée, pas de dépression respiratoire - désaturation possible (décubitus dorsal, obstruction par fibro, anxiété, toux, spasme) - bloc laryngé peu efficace (repères difficiles) - habitude opérateur +++ - sédation + VS : difficile à gérer - tps long (30-45¢) ® gestion programme opératoire
10. Ventilation au masque difficile : solution 2 : - ISR (crush) : évite pb ventilation inefficace, laryngoscopie avant désat. (si préO2) - anesthésie profonde + relâchement suffisant (curares) - canule de Guédel (attention spasme) - ventilation 4 mains : efficacité inconstante - masque laryngé : solution temporaire (risque d’insuflation gastrique)
11. Comment améliorer la préO2 ?: Þ obtenir apnée plus longue possibilités : modifier type de respiration, position demi-assise ou proclive, CPAP ® gain :30 secondes à 1 min.30 quelle que soit la technique
12. Délai de désaturation après induction : quelle que soit la technique de préO2 : - 3 min. en moyenne - toujours < à 5 min. - toujours < au patient non obèse
13. Problèmes d’intubation trachéale : - laryngoscopie difficile : - graisse menton et thorax, extension difficile Þ manche court +++ - 7 fois plus fréquente que sujets minces : extension tête difficile, flexion tête gênée par menton, grosse langue, repères modifiés - si anesthésie trop légère : lutte, spasme - risque de désat.Þ matériel intub. difficile prêt à servir, être nombreux !! - alternatives à la laryngoscopie : . Fast-trach® . intubation vigile systématique : préconisée par certains
14. Que faire en cas de désaturation ?: - éliminer un pb aigü : intub. sélective, pneumothorax - si ventilation insuffisante (etCO2 haute):. vol. courant mais limitée par pressions hautes donc + facile de jouer sur fréq. respi. - augmentation FiO2 : pas tjrs efficace (alvéoles fermées), peut aggraver atélectasies si FiO2 > 70%
15. Effet d’une PEEP = 10 cmH2O / à PEEP = 0 : - amélioration de la compliance - diminution des résistances inspiratoires - amélioration de l’oxygénation proportionnelle au recrutement alvéolaire
16. Prise en charge en salle de réveil : - maintien systématique de la ventilation artificielle en post-op. n’est plus justifié - conditions d’extubation strictes : réveil et décurarisation complets, pas de frisson ( (↑conso. O2) - position assise dès l’extubation (améliore ventilation, limite obstruction par chute de la langue - risque d’apnées centrales et obstructives (par effet résiduel) : O2 systématique, ronflement précède les apnées , détection des apnées manuelle ± automatisée (alarme) - SAS appareillé : à l’extubation puis en permanence - atélectasies post-op. : VNI systématique ??, éviter de broncho-aspirer avant extubation ??
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