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Dr JF ADAM M.A.R. H. NICOL I.A.D.E. DAR A Hôpital LAPEYRONIE CHU DE MONTPELLIER |
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Amphi de l’ADIAM |
Rémifentanil en sédation
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Les bénéfices attendus d'une sédation sont différents selon le lieu (réanimation, anesthésie classique ou anesthésie combinée à une anesthésie régionale). Les risques de complications graves sont rapportés dans des publications des années 1980-1990 où une sédation était associée à une ALR (chirurgie dentaire mais aussi chirurgie sous rachianesthésie et sédation) [Caplan]. L'amélioration du rapport bénéfice/risque relève en partie du choix d'un sédatif ayant une latence courte et une réversibilité rapide comme PROPOFOL (P) et REMIFENTANIL(R). Une première comparaison entre P et R en 1998 donne une nette préférence à P notamment à cause d'un risque respiratoire élevé (environ 20% de dépression respiratoire) avec R. Une deuxième estimation (multicentrique internationale en 2002) reconnaît cependant que R est une alternative valable en particulier lorsqu'un bénéfice analgésique est nécessaire ou qu'une amnésie doit être évitée [Servin].De nombreuses publications indiquent un avantage à utiliser le Remifentanil seul en sédation analgésie à des doses adaptées selon le type de chirurgie : ophtalmologie, intubation difficile avec fibroscope, lithotrypsie, colonoscopie et gynécologie. L'effet anxiolytique devient insuffisant pour des doses inférieures à 0.07 µg/kg/min justifiant un complément Midazolam à faibles doses. Le risque respiratoire se révèle moins fréquent et surtout facilement gérable pour des doses inférieures à 0.05 µg/kg/min. Le bénéfice évident pour R seul, semble plus relatif en cas d'association à une ALR ; il est pourtant non négligeable tant pour la réalisation de l'ALR que pour le maintien d'une posture chirurgicale inconfortable ou pour la tolérance d'un garrot qui se prolonge… La dose doit être adaptée en fonction de l'âge du patient, du type d'ALR. En effet le risque respiratoire est plus important chez le sujet de plus de 65 ans et en cas d'anesthésie périmédullaire. La limitation du risque respiratoire dépend non seulement du respect de doses recommandées selon les circonstances mais aussi de la possibilité d'injonction verbale et de la réversibilité rapide lors de l'arrêt de l'administration continue. La sécurité relève donc d'une réaction adaptée rapide en fonction des estimations de profondeur de sédation et des éléments de surveillance. En réanimation la préférence est donnée à l'ancienne échelle de Ramsay (Tableau I) mais en anesthésie l'échelle OAA/S (Tableau II) est plus utile allant de 5 (éveillé) à 1 (anesthésié) avec un objectif habituel à 4. La dilution conseillée pour R est 10 µg/ml pour éviter un surdosage chez le sujet âgé. L'administration est sécurisée par une valve anti-reflux. L'AIVOC Remifentanil est déjà couramment utilisée avec une cible à 1 ng/ml sans risque respiratoire majeur. La surveillance respiratoire repose sur la fréquence respiratoire (qui doit rester supérieure à 8/min), la saturation en oxygène et l'évolution du CO2 expiré. |
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Niveau 1 : malade anxieux et agité Niveau 2 : malade coopérant, orienté et tranquille Niveau 3 : réponse seulement à la commande Niveau 4 : vive réponse à la stimulation de la glabelle Niveau 5 : faible réponse à la stimulation de la glabelle |
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TABLEAU I : Score de Ramsay |
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TABLEAU II : Echelle OAA/S |
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Réponse |
Expression Verbale |
Expression Visage |
Yeux |
Score |
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Réponse aisée à l'appel du nom |
Normale |
Normale |
Ouverts, regard clair |
5 (éveillé) |
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Réponse lente à l'appel du nom |
Moyennement ralentie |
Moyennement détendue |
Léger ptosis ou regard vitreux |
4 |
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Réponse à l'appel du nom à haute voix et/ou répétée |
Mauvaise articulation ou expression très lente |
Très détendue avec mâchoire relâchée |
Ptosis marqué et regard vitreux |
3 |
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Réponse uniquement après stimulation tactile |
Quelques mots reconnaissables |
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2 |
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Aucune réponse |
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1 (endormi) |